Ces
toxines, déchets organiques, produits de la dégradation
des aliments qui ne sont pas assimilés, sont normalement rejetées
soit par l'intestin sous forme de selles, soit par le rein sous forme d'urines.
Par exemple l'acide urique et l'urée sont les produits de dégradation
des protéines. "
Dans l'état de santé cette volonté de l'organisme de
protéger son intégrité et de préserver la pureté
de son terrain se manifeste par une opposition permanente à la pénétration
de tout corps étranger ou nuisible et par l'expulsion de ceux qui malgré
tout auraient réussi à pénétrer dans les tissus
" Christopher Vasey. Lorsque
ces toxines sont ingérées en trop grande quantité, l'organisme
a beaucoup de mal à les dégrader et elles se retrouvent alors
accumulées dans les tissus. Si les tissus ont atteint un degré
de saturation alors on les retrouvera dans le sang, ce qui constitue alors
un grave danger pour l'organisme. Il est également possible que les
quantités absorbées soient raisonnables mais que les organes
d'élimination ou émonctoires n'arrivent pas à les éliminer
correctement (insuffisance rénale, constipation..). On peut retrouver
un caractère génétique à ces dysfonctionnements.
Il faudra donc suppléer à ce manque d'efficacité.
"La
maladie n'est pas un hasard mais un lieu d'affrontement de deux univers qui
se côtoient, à chaque instant: l'agent pathogène ( externe
ou interne), et le terrain récepteur sur lequel l'agent pathogène
cherche à s'installer" Claude Bernard.
Nous
naissons tous avec un capital santé qui dépend de notre
hérédité, c'est-à-dire de notre constitution mais
qui évolue au fil de notre vie en fonction de notre hygiène
de vie, de notre environnement, de notre éducation, de nos valeurs
morales et spirituelles. Il y a donc d'une part notre constitution
et d'autre part notre mode réactionnel face aux évènements,
aux situations que la vie nous amène à affronter. Ce capital
santé ou énergie vitale va être consommé différemment
selon les individus. Suivant notre constitution et nos modes réactionnels,
certains le consumeront rapidement et d'autres sauront au contraire l'économiser
afin de le préserver le plus longtemps possible. C'est ce que l'on
appelle en médecine de terrain les diathèses ou, pour
résumer de façon très schématique, le degré
d'évolution de notre capital santé.
La médecine de terrain est une médecine hygiéniste,
considérant l'homme dans sa globalité. Les paramètres
immuables de l'hérédité peuvent être partiellement
compensés par des actions palliatives. L'hérédité
acquise ou résultant de l'hygiène de vie, de l'environnement
en général, peut en revanche bénéficier d'une
action préventive qui aura un objectif triple :
- éviter l'apparition de maladies iatrogènes (dues à
l'environnement, la pollution, les toxiques et autres poisons alimentaires
)
- éviter l'activation de certaines prédispositions génétiques
qui avec une bonne hygiène de vie n'aurait aucune raison de se déclarer.
- éviter l'accumulation des toxines endogènes ou psores
(résultant d'une alimentation trop riche ou d'une mauvaise élimination
de ces dernières).
Nous allons revenir sur ces toxines endogènes que les homéopathes
appellent psores.